Je suis en vacances.
Et oui, on y croyait plus. Mais si, je suis en vacances. J'ai travaillé toute la nuit sur mon dossier à rendre et je l'ai envoyé à ma prof vers 6h du matin ce matin. (Désolée à daneshka tu as eu exactement la même phrase mais c'est difficile de tourner ça autrement).
Je suis assez contente de la deuxième moitié du dossier, un peu moins de la première que je trouve particulièrement ennuyeuse mais bon... si je m'écoutais je ne finierais jamais mes travaux...
Maintenant j'ai deux choses à faire, mais en un mois je crois qu'on peut dire que c'est du luxe comparé au rush constant depuis noël.
-trouver un appartement sur paris
-trouver mon sujet de mémoire pour l'année prochaine
Oui, l'année prochaine sera intensive: environ 30h de cours par semaine, un mémoire à rédiger, ainsi qu'un stage à chercher (l'Ecole nous le trouve en principe) et à faire. Ca va demander beaucoup de travail mais ça va être bieeeeeen. Héhé. Ich freue mich rien d'y thinker.
Je n'ai pas eu le temps (pas eu envie non plus) de penser au fait que j'allais partir, tant mieux. Tout ce que je sais c'est que j'ai assez profité de cette année, que Düsseldorf c'est sympa mais que j'y aurais pas passé ma vie, que la vie d'un erasmus quand ce n'est pas un eramus bourré c'est le pied, et que je suis contente de revenir à nantes,pour nantes, mon lit, ma famille (même si maman se casse deux semaines à mon arrivée et que je ne verrai pas caro et vince avant mi aout), et bien sûr, cette bande de parasites que j'ai l'intention d'inviter chez moi au plus vite pour leur faire plaisir, mes amis.
Sinon, le téléphone m'a manqué cette année. Les mails c'est sympa mais le téléphone c'est mieux finalement. Je suis contente de retrouver mon téléphone. Et l'année prochaine j'en veux un. Je vais investir dans une ligne fixe et avoir un abonnement portable minimum. Je pense que je vais aussi donner un nom à mon téléphone. Je pense à Hildegarde, si ça ne dérange pas ma mère. La solitude aura mon âme et ma raison. Mais en même temps mieux vaut donner des noms aux objets que de fréquenter les mormons. Il y en a partout ici.
Le Katorza m'a beaucoup manqué. Le centre ville nantais de manière générale. Les trams, le chateau, l'erdre, alphonse, les bâtiments blancs, les magasins de thé, les pâtisseries françaises (c'est d'ailleurs la seule nourriture qui m'a manquée et qu'on ne trouve pas ici, des pâtisseries version française, relativement fines; pour ce qui est du pain, ça manque un peu de pain blanc mais du reste je trouve qu'ils nous surpassent largement dans ce domaine), les gens qui ne s'habillent pas avec des combinaisons de superhéros (= oh oui vive les vêtements très près du corps c'est tellement sexy).
Et puis sinon j'aime bien l'appartement de ma maman. C'est pas tellement ma chambre c'est l'appartement. Le balcon m'a manqué aussi. Je ne pensais pas que ce serait le cas. Et les maisons des autres aussi m'ont manquées. La maison de nolwenn, celle de mon oncle et ma tante, l'appartement de carmen et florence, la maison d'alphonse, celui de béné et franz aussi, même si j'y suis peu allée pour le moment. C'est là qu'on reconnait la vraie squatteuse ! Héhé.
C'est vrai qu'il y a les gens en eux-même, mais les lieux aussi ça compte. Pour moi les moments que je passe et dont je me souviens sont directements liés et associés aux lieux, ils ne sont pas là, pouf, comme ça n'importe où. Le lieu conditionne l'atmosphère et la sensibilité personelles aux événements. Tout est légèrement modifié en fonction d'un lieu, je trouve. Je ne sais pas si c'est du matérialisme. Je suis aussi capable de laisser des murs derrière moi. Mais les souvenirs que j'ai y restent attachés. Par exemple ça ne me fait pas vraiment de mal de quitter mon appartement là. Mais ce que j'ai vécu dedans n'aurait pas pu être vécu autrement, ailleurs. Peut-être que c'est n'importe quoi, je ne sais pas, mais je le ressens tel quel. Ainsi, donc, vos maisons m'ont manqué.
Un lieu en tant que tel qui ne m'a pas du tout manqué c'est l'université. Mais alors vraiment pour le coup rien à foutre. En revanche je suis restée attachée à certains profs, mais rien à voir avec le sentimentalisme cuisant qui m'habite pour d'autres lieux (genre mon lycée). Alors que l'université d'ici m'a beaucoup plus marquée. Je vais devoir y retourner cette semaine pour des papiers, je sais que ce sera la dernière fois que j'irai (peut-être pas de tout ma vie, ça j'en sais rien, mais de cette période, et donc de cette vie là, ce sera la dernière fois) et je sais que ce sera douloureux.
Ma maman arrive demain soir, on repart jeudi, on arrive vendredi, je suis contente qu'elle soit là à ce moment là, elle relativisera. (Oui je suis du genre dramatique parfois ça m'arrive. Ah vraiment ? Oui vraiment. Hum.)
Ici j'ai accumulé 4 sortes de choses, je lance un pari pour savoir laquelle des 4 prendra le plus de place (of course c'est plus facile pour ceux qui sont venus)
-des bouquins
-des shampoings et après-shampoings
-des images, affiches
-des vêtements
Il y a aussi Sigmund qui prend pas mal de place mais j'ai peur qu'il tombe sur ce blog et qu'il se vexe que je le considère comme un objet.
Au programme de ces vacances il y a principalement le squattage de vos diverses maisons, l'organisation de trucs chez moi, un moment chez mes grand-parents, quelques nuits à paris pour trouver un appartement, les retrouvailles avec mon téléphone fixe, les retrouvailles avec vos théières, et voilà.
|